Le monothéisme et ce qui l’annule
التوحيد نواقضه
[باللغة الفرنسية ]
Plusieurs savants
جمع من العلماء
Traduction : Gilles Kervenn
ترجمة:جيل كرفين
Révision : Abu Hamza Al-Germâny et Yaaqub Leenen
مراجعة: أبو حمزة الجرماني ويعقوب لينين
Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)
L’islam à la portée de tous !
https://d1.islamhouse.com/data/fr/ih_articles/fr-MonotheismeGilles.pdf
EXTRAIT
Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux
Le Monothéisme (At-Tawhîd)
Et ce qui l'annule
Extraits des paroles de
Mohammed Ibn Suleimân At-Tamîmî, Abdurrahmân As-Sa'dî, Abdul'azîz Ibn Bâz,
Sâlih Al-Fawzân
Toutes les louanges appartiennent à Allah, et que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur celui auquel nul prophète n'a succédé.
Ce qui suit rassemble de courtes paroles sur le monothéisme, qui constitue le dogme le plus important dans la vie du musulman.
Le Monothéisme et ses différentes catégories
La définition du monothéisme (tawhîd) qui englobe toutes ses facettes est : le fait que le serviteur sache, croit, reconnaisse et soit convaincu qu'Allah est le Seul à posséder tous les attributs de perfection. Il Le rend donc unique en cela ("unicité"), Lui nie tout associé ou égal dans Sa Perfection, et reconnaît
que Lui seul mérite d'être adoré par toutes Ses créatures sans exception, Lui vouant – et à Lui uniquement – toutes les formes d'adoration.
Cette définition comporte donc les trois catégories du Tawhid :
Premièrement : l'Unicité de Souveraineté ou de Seigneurie (Tawhîd ArRubûbîyah) où il s'agit de reconnaître qu'Allah est Le Souverain, Le Créateur et Le Gérant [de toute chose dans l'univers], qu'Il pourvoit, accorde la subsistance, éduque et enseigne [à toute créature ce dont elle a besoin].
Deuxièmement : l'Unicité d'Allah dans Ses Noms et Attributs (Tawhîd Al-Asmâ was-Sifât) consiste à décrire Allah par les Noms – et ce qui en découle comme Attributs – avec lesquels Lui-même s'est décrit ou comme L'a décrit
Son messager Mohammed, sans chercher à Le comparer à une de Ses créatures ni Le décrire sous une forme précise, et sans déformer le sens [de Ses Noms et Attributs] ni les nier [en les vidant de leur sens].
- 2 -
comment combattre l'ostentation

Il est du devoir de celui qui connaît l'importance de la sincérité de l'intention et les dangers de l'ostentation - celui qui l'ignore étant, pour sa part, tenu de l'apprendre - de refouler ce mal dont il est souvent bien difficile de venir à bout. Or, l'un des meilleurs moyens de repousser l'ostentation consiste à se souvenir que celle-ci est le plus grave et le plus néfaste des péchés de l'âme. Non seulement elle est, en soi, dénuée d'intérêt, mais en plus elle prive celui qui ne la repousse pas de la récompense de ses oeuvres et lui vaut la punition divine. Par conséquent, à la perte de la récompense liée à l'acte d'adoration s'ajoute la sévère punition pour le péché que constitue l'ostentation. Aussi celui qui, alors qu'il connaît ses conséquences néfastes, se montre incapable de résister à l'ostentation a montré toute la faiblesse de sa raison et que sa stupidité dépasse celle des sots (1).
De même, le croyant doit garder à l'esprit que les créatures ne peuvent, en réalité, ni lui être utiles, ni lui causer de tort. Inutile donc de se préoccuper d'eux et de faire attention à eux, car non seulement il se fatigue sans intérêt, mais en plus sa religion est affectée et ses oeuvres réduites à néant. Quant à lui, il provoque le courroux d'Allah et perd l'occasion de Lui plaire (2).
Ibn Al-Qayyim dans l'Ilâm Al-Mouwaqqi'în (4/251), affirme ce qui suit: "Allah a fixé cette règle immuable: Il revêt toujours le croyant sincère d'une dignité et d'une lumière, et suscite l'amour des gens pour lui, tout ceci en fonction de la sincérité de son intention et de son attitude envers son Seigneur. Quant à celui qui agit par ostentation et fausseté, Allah le rend toujours odieux et méprisable aux yeux des gens qui le prennent en aversion, comme il le mérite. Par conséquent, le croyant sincère est respecté et aimé, alors que celui qui agit ostensiblement est méprisé et haï des gens."
1) voir qatr Al-Wali, de l'érudit Ach-Chawkâni (p.459)
2) Voir l'introduction de l'ouvrage de l'imam An-Nawawi intitulé Al-Majmou'( 51)
Titre: Les ruses de satan
Auteur: Umm'Abdillah Al Wadi'iyya
Page: 40
Edition: Dar al muslim
Retranscription: oumomeya
site: rappel01.fr
Acheter le livre en ligne: www.daralmuslim.com
"CE QUE JE CRAINS LE PLUS POUR VOUS..."
Publié le 6 Juin 2014 par Rappel01
"Ce que je crains le plus pour vous..."

On trouve dans un hadith (que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit) : « Ce que je crains le plus pour vous, c'est le polythéisme mineur. » Lorsqu'on le questionna à ce sujet, il répondit : « Il s'agit de l'ostentation ». (1)
Commentaire :
Pourquoi le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a-t-il craint l'ostentation au point de la considérer comme la chose la plus redoutée parmi les péchés ? D'abord, c'est en raison de ses effets, car elle n'est pas pardonnée, et ensuite parce que les gens peuvent ne pas s'en soucier. C'est pourquoi le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l'a redoutée pour ses Compagnons.
En outre, l'ostentation est de deux types :
- L'ostentation de l'hypocrite qui touche au fondement de la religion à savoir qu'il simule son appartenance à l'islam tout en dissimulant sa mécréance, comme dans la parole d'Allah le Très Haut : « ... Et par ostentation envers les gens. A peine invoquent-ils Allah. »( 2)
- L'ostentation du musulman monothéiste, comme le fait d'embellir sa prière afin qu'on le complimente, ou qu'on le voit. Ceci est une forme de polythéisme mineur.
Note :
1. Rapporté par Ahmad dans Al-Musnad (5/428,429) du hadith de Mahmûd Ibn Ladîd- qu'Allah l'agrée.
2. Les Femmes, v.142
(passage tirée du chapitre 3: du fait de crainte le polythéisme)
Titre : Le résumé du Commentaire du Livre de l'Unicité, « Le Comble des souhaits »
Auteur : Cheikh Sâlih ibn 'Abdil-'Aziz Âl-Cheikh
Page : 38
Edition : Anas
Retranscription par : oumomeya
Site : www.rappel01.fr
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Publié le 01/11/2024 à 15:09 par dawudaboulisama
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⬆⬆⬆ L'ostentation est à l'image d'un ver qui ronge les œuvres L'ostentation est à l'image d'un ver qui ronge les œuvres, un ver caché. Nul n'en a connaissance sauf le Seigneur des univers. Untel en apparence est vertueux, se cramponne à la religion, s'y tient, accomplit la prière et multiplie les surérogatoires. Mais qui peut connaître le cœur du serviteur, voir s'il fait cela pour le Visage d'Allâh, par dévotion, pour se rapprocher d'Allâh, ou s'il vise une autre idée. L'exemple que nous avons montré. L'ostentation est le plus dangereux des plus dangereux péchés, et compte parmi la plus dangereuse chose planant sur l'œuvre du serviteur. Et c'est pour cela que parmi les œuvres les plus aimées et les plus importantes, il y a le combat sur le sentier d'Allâh, la dépense et la propagation de la science et du Qur'ân. Si ces trois ne sont pas empreints de sincérité, ils seront alors les premiers avec lesquels on embrasera l'Enfer. Le combattant, celui qui a lutté, et qui probablement est sorti avec ses biens, sa propre personne, et qui lutta jusqu'à ce qu'il fut tué, si Allâh sait à son sujet qu'il n'a accompli cela qu'afin que l'on dise de lui le courageux, le brave fils du brave, alors on l'amènera le Jour de la Résurrection, on lui énoncera ce bienfait, et il l'admettra. On lui dira "qu'as-tu accompli ?", il répondra "j'ai combattu pour Toi jusqu'à ce que je fus tué". On lui dira alors "tu mens", on le traînera ainsi sur le visage, et on le jettera en Enfer. Et de même concernant le porteur de science et du Qur'ân : si son intention dans sa propagation de la science et dans l'enseignement, ainsi que la propagation du Qur'ân, est que l'on dise de lui qu'il est instruit, sa destination finale sera celle du précédent. Il en va de même pour celui qui dépense sur le sentier d'Allâh, celui qui aura dépensé en abondance, si son but était que l'on dise qu'il est prodigue et généreux, alors sa destination finale sera la même. C'est-à-dire que l'ostentation est un malheur, une calamité pesant sur ceux qui œuvrent. La plupart de ceux qui sont affectés par cette maladie sont les dévots. Et la majorité des dévots qui sont atteints de cette maladie, sont ceux qui adorent Allâh avec ignorance. C'est pour cela que nous conseillons nos propres personnes, et nous conseillons nos frères : que chacun d'entre nous combatte son âme face à cette maladie. Si ton âme te suggère une telle chose, demande-lui : "en quoi les compliments de Zayd ou 3amer te seront profitables ?". Celui dont le compliment te sera profitable, et le blâme nuisible, est Allâh. Le blâme de la créature et le compliment de la créature, ne te seront d'aucune utilité. S'ils parlent de toi dans les assises disant que tu comptes parmi les vertueux, et que tu es ci et ça, et même s'ils écrivent à ton sujet dans les journaux, et qu'ils diffusent à la radio, au sujet de ta droiture, de ta piété, de ton cramponnement à la religion, et que tu es comme ci et comme ça, etc, tu es qui tu es ! Ni tu n'augmentes, ni tu ne diminues. Et ta situation est la même auprès d'Allâh, même s'ils te vantent à travers toutes ces voies, et qu'Allâh leur donne prédominance sur toi en guise d'épreuve. Mais si tous les journaux et radios te dénigrent et te calomnient, alors ton rang ne diminuera en rien auprès d'Allâh si tu es digne d'avoir un rang auprès d'Allâh. De ce fait, comme a dit Prophète عليه الصلاة والسلام : "Celui dont l'éloge constitue un ornement, et le blâme une opprobre, c'est Allâh Seul". Informe ton âme de cela, et refoule cette ostentation et cette quête de renommée. Et la réussite provient d'Allâh. Cheikh Mohammad Amân Al-Djâmiy رحمه اللّٰه Sharh al-3aquida al-wâssitiya, cours n°9 (25'23") #ostentation #tawhid #jamiy
Le polythéisme majeur (ach-chîrk al-’akbar) 22 Août 2011
C’est le fait de vouer son adoration ou une partie de son adoration à autre qu’Allah. Ou bien, c’est le fait de renier une des choses qu’Allah a ordonné parmi les sujets connus dans la religion comme obligatoire, tels que la prière et le jeûne du mois de Ramadan.
Ou encore, c’est le fait de démentir une des choses qu’Allah a interdit parmi ce qui est connu dans la religion comme interdit, telles que l’adultère, la consommation du vin et ce qui est similaire.
Aussi, c’est l’obéissance à une créature dans la désobéissance au Créateur en rendant licite ce qu’Allah a rendu illicite et en autorisant d’obéir à celui-ci ou celle-là dans ce qui contredit la religion d’Allah (Exalté soit-Il), tel qu’un président, un ministre, un savant ou autres.
Mais aussi, le fait de vouer une partie de l’adoration à autre qu’Allah tel que le fait d’invoquer les alliés d’Allah, d’implorer leur secours, de mettre l’intention de faire quelque chose dans le but de leur plaire.
De même que rendre licite ce qu’Allah a rendu illicite ou de délaisser ce qu’Allah a ordonné, tel que le fait de croire que la prière n’est pas obligatoire ou bien que le jeûne n’est pas obligatoire, ou que l’accomplissement du Hadj par celui qui en a la capacité, n’est pas obligatoire ou que la Zakâ (aumône légale) n’est pas obligatoire ou qu’il croit que ce qui est similaire n’est pas prescrit du tout. Ceci est considéré comme de la mécréance ou du polythéisme majeur, car cela nie ce qu’Allah et Son messager ont transmis.
Il en sera ainsi, s’il croit licite ce qu’Allah a rendu illicite tel que le fait de considérer licite l’adultère, la consommation du vin et la désobéissance envers les parents, ou bien qu’il rend licite le banditisme, l’homosexualité ou l’usure ainsi que les autres actes jugés interdits par les textes religieux et le consensus.
S’il les croit licite, il a mécru [1] selon le consensus des savants – demandons à Allah de nous en préserver -, et son statut est le même que celui qui est tombé dans le polythéisme majeur.
Il en est de même pour celui qui se moque de la religion et l’a tourné en dérision, son statut sera celui d’un polythéiste majeur.
Comme le dit Allah (Gloire et Pureté à Lui) : {Dis: « Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez? » Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru}[2].
Tel est également le cas de celui qui sous-estime quelque chose parmi ce qu’Allah a glorifié en le rabaissant et en le méprisant, comme le fait de mépriser le Coran, d’uriner dessus, de le piétiner, de s’asseoir dessus ou d’autres actes du genre par mépris du Livre.
On dira d’une telle personne qu’elle est mécréante, selon le consensus des savants, car en agissant ainsi, elle tente de dénigrer Allah et de Le rabaisser. Le Coran est la parole d’Allah (Gloire et Exalté soit-il), celui qui l’a méprisé a en réalité méprisé Allah (Exalté soit-Il). De tels sujets ont été clarifiés par les savants dans le chapitre nommé : « La sentence encourue par l’apostat ».
Ainsi, tous les grands travaux dirigés par les quatre écoles juridiques, consacrent une partie intitulée chapitre de « La sentence encourue par l’apostat » dans laquelle sont exposés clairement les différents types de mécréance et d’égarement.
Cette rédaction mérite toute notre considération et tout particulièrement dans cette époque dans laquelle s’est multipliée les différentes sortes d’apostasie, où le sujet a été négligé par beaucoup de gens.
Donc, celui qui s’intéresse à cela avec toute son attention, saura ce que sont les annulations de l’islam et les causes de l’apostasie ainsi que les différents types de mécréance et d’égarement.
[1] Numéro de la partie: 1, Numéro de la page: 44
[2] Le repentir (Al-Tawba) 9: Verset 65, 66
Source : Fatâwas Cheikh Ibn Bâz – Volume 1 -Le dogme islamique
http://www.islamlinks.fr/
L'Unicité d'Allâh est de deux sortes 16 Février 2007
SHeikh Abdel-Rahmân Ibn Hassan Âli ash-SHeikh
- Le dimanche 30 mars 2003, par IsmaiL Ibn Hâdî
BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm
L’Unicité est de deux sortes
Une unicité dans la connaissance et la confirmation ; c’est l’unicité de la divinité, des noms et des attributs.
- Une unicité dans l’imploration et l’objectif ; c’est l’unicité du déisme et de l’adoration.
Ibn Qayyim al-Djawziyyah (Rahimahullâh) a dit :
« Quant à l’unicité à laquelle les messagers exhortèrent et dont les livres firent objet, c’est l’unicité dans la connaissance et la confirmation et l’unicité dans l’imploration et l’objectif.
Le premier genre sert à confirmer la vérité de l’entité du Seigneur, de Ses attributs, Ses actes, Ses noms, Ses paroles inscrites dans Ses livres et adressées à des serviteurs choisis ; il confirme également Ses jugements et sa Sagesse.
Le Qor’ân a clairement montré ce genre au début de la sourate du Fer [al-Hadîd], de « TA-HA », la fin de la sourate du Rassemblement [al-Hashr], le début de la prosternation, de la famille de ’Imrân et la totalité de la sourate du Culte pur [al-Ikhlâs] et d’autres encore.
Le second genre est celui qui apparaît dans la sourate : « Dis : O vous, les incrédules ! » et dans les paroles coraniques suivantes :
« Dis : « O gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allâh, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d’Allâh ». Puis, s’ils tournent le dos, dites : « Soyez témoins que nous, nous sommes soumis »
[1]
Ainsi qu’au début et à la fin de la première sourate ; au début, au milieu et à la fin de la sourate du Croyant [al-Mu’minoûn], au début et à la fin de la sourate « al-A’raf », toute la sourate des troupeaux et la plupart des sourates du Qor’ân, voir même chaque sourate du Qor’ân contient les deux genre de l’unicité, en témoigne et y exhorte
[...]
SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (Rahimahullâh) a dit :
« L’Unicité apportée par les messagers contient la confirmation de la divinité d’Allâh en exclusivité en témoignant qu’il n’y a point de Dieu que Lui, Il est le seul digne d’adoration ; on ne peut se fier qu’à Lui ; on ne peut prendre d’allié que Lui ; on ne peut faire d’ennemis que par Lui et on ne travaille que pour Lui
[...]
Quiconque admet qu’Allâh - Tout-Puissant - est le Dieu de toute chose, et le créateur de tout chose, n’est pas nécessairement un homme qui l’adorerait sans rien Lui associer, l’Invoquerait tout exclusivement, espèrerait du bien de Lui, Le craindrait tout exclusivement, ferait des amis et des ennemis par Lui, obéirait à Ses Messagers, ordonnerait ce qu’Il ordonne et interdirait ce qu’Il interdirait [...] » [2]
Notes
[1] Coran, 3/64
[2] Kitâb « Fath ul-Madjîd », p.15
Source :
http://manhajulhaqq.com
La parole d'unicité et ses nombreux implications
Sheikh `Abdelrazak Al Badr

L'obligation qui incombe à chaque musulman est de connaitre la [signification de cette] parole d'unicité (لا إله إلا الله). Elle constitue la meilleure des paroles, la plus émérite et la plus complète. Celle-ci n'est pas acceptée de la part d'Allah si elle ne représente qu'une simple prononciation de la langue. Le serviteur doit accomplir et réaliser ses implications induites et ses applications finales. Par exemple, annuler tout polythéisme et confirmer l'unicité toute entière à Allah avec une croyance ferme du contenu de cette parole en actes à accomplir. Ainsi, le serviteur devient un véritable musulman et fait partie des gens de (لا إله إلا الله)
Serviteurs d'Allah! La parole de (لا إله إلا الله) est une parole majestueuse, ayant des implications. Nous devons comprendre sa signification et ses déductions. En effet, d'après le consensus des savants, cette parole n'est pas profitable si elle est prononcée - uniquement par la langue sans aucune compréhension de sa signification et de sa mise en application. Allah (سبحانه وتعالى) dit :
[ Et ceux qu'ils invoquent en dehors de Lui n'ont aucun pouvoir d'intercession, à l'exception de ceux qui auront témoigné de la vérité en pleine connaissance de cause.] [1]
Les exégètes ont expliqué ce verset de la manière Suivante: « à l'exception de ceux qui auront témoigné de (لا إله إلا الله) en connaissant avec leur coeur la signification de ce qu'ils prononcent avec leur langue. En effet, un témoignage implique la connaissance de ce que l'on doit témoigner. Si ce témoignage se base sur l'ignorance alors ce n'en est pas un. Ce témoignage implique donc d'être véridique et d'oeuvrer en fonction de celui-ci. »
Ainsi - Serviteurs d'Allah - vous comprenez donc la nécessité de la science, de l'oeuvre et de la véracité de cette majestueuse parole. Grâce à la science, le serviteur est délivré de la voie des nassara[2]qui oeuvrent sans science. Grâce à l'oeuvre, le serviteur est délivré de la voie des yahoud[3]qui connaissent [la vérité] mais n'oeuvrent pas. Grâce à la véracité, le serviteur est délivré de la voie des hypocrites qui laissent apparaître [l'islam] mais dissimulent [la mécréance]. Ainsi, par la science, l'oeuvre et la véracité, le serviteur sera parmi les gens du chemin droit d'Allah, ceux qu'Allah a comblés de Ses faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Sa colère ou qui se sont égarés. La connaissance de la signification de cette parole est donc fondamentale. Voilà pourquoi Mouslim rapporte dans son Sahîh, d'après `Uthmân ibn `Affân (رضي الله عنه), la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) : «Quiconque meurt en sachant qu'il n'y aucune autre divinité, digne d'adoration, en dehors d'Allah entrera au Paradis. »
Serviteurs d'Allah ! (لا إله إلا الله) n'est bénéfique que si on connait ses implications qu'elle induit en annulation et en confirmation, mais aussi en science et en oeuvre. Quiconque la prononce et la met en application en apparence sans y croire est un hypocrite. Quiconque la prononce et met en oeuvre son contraire en commettant le polythéisme est un mécréant. Quiconque la prononce et tourne le dos à l'Islam en répugnant une chose faisant partie de ses implications ou de ses droits est un apostat, et elle ne lui sera pas bénéfique. Quiconque la prononce mais consacre certaines adorations à autre qu'Allah comme l'invocation, le sacrifice, le serment, le recherche du secours, la confiance, le repentir, l'espoir, la crainte, l'amour, etc. Donc quiconque accomplit des adorations à un autre qu'Allah alors qu'elles ne concernent que Lui (سبحانه وتعالى) est un polythéiste, quand bien même il prononcerait (لا إله إلا الله). En effet, il n'a pas oeuvré selon ce qu'elle impliquait d'unicité et de sincérité, toutes deux étant la signification et l'indication de cette parole.
Celui qui dit (لا إله إلا الله) ne demande qu'à Allah, ne cherche assistance qu'auprès d'Allah, ne place sa confiance qu'en Allah, n'espère que d'Allah, ne sacrifie que pour Allah, etc. En fait, toute son adoration n'est vouée qu'à Allah et il mécroit en tout ce qui peut être adoré en dehors d'Allah, tout en s'en déresponsabilisant. Voilà, - Serviteurs d'Allah — qui est véritablement celui qui dit (لا إله إلا الله) Il a véridiquement réalisé [cette parole].
(لا إله إلا الله) : La ilaha ila Allah [Nul ne mériter véritablement l'adoration sauf Allah]
[1] L'ornement, 43 : 86.
[2] Les Chrétiens
[3] Les Juifs
Titre: Les mérites et les conditions de la parole d'unicité
Auteur: Sheikh `Abdelrazak Al Badr
Pages: 205-206
Edition: Al Bayyinah
Retranscription: Oum Abdilaah
Site : www.rappel01.fr
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27 décembre 2019
As-Salafiyya Minhaj as Salihin
- السلفية منهاج الصالحين
☝️LES GENS DU TAWHID NE S’ÉTERNISERONT PAS EN ENFER POUR CEUX QUI Y RENTRERONT. ☝️
. L’Imam Al-Hafidh Ibn Rajab Al-Hanbali رحمه الله a dit: Toutefois, les hadiths de ce chapitre se divisent en deux catégories : La première catégorie : Certains hadiths contiennent le fait que celui qui prononce les deux attestations rentrera au paradis et n’en sera pas privé, et ceci est clair, car aucune personne portant l’unicité exclusive ne s’éternisera en Enfer, mais sera tôt ou tard introduit au paradis, dès lors qu’il sera purifié de ses péchés par le Feu. Et le hadith d’Aboû Dharr a indique que celui qui vole et fornique ne se verra pas privé du paradis, dès lors qu’il porte l’unicité. Et ceci est une vérité qui ne fait nul doute. Mais ce hadith ne signifie pas pour autant que l’unicité l’empêchera d’être châtié pour ces deux péchés commis. Dans le « Mousnad » d’al-Bazzâr Abou Hourayrah رضي الله عنه remonte cette parole au Prophète : « Celui qui dit « Il n’y a pas de divinité méritant l’adoration excepté Allah » cela lui sera profitable un jour, malgré ce qui l’a commis auparavant ». [Rapporté par al-Bazzâr 1/3, Al-Bayhaqi dans « Shou’ab Al-iman » 96, et At-Tabaranî dans « Al-Mou’jam Al-Awsat » 3486] La deuxième catégorie : Certains hadiths contiennent le fait que la personne sera épargnée du Feu, même si certains savants estiment que la personne qui y entrera temporairement sera au premier degré de l’Enfer. Concernant cet endroit, de nombreux pécheurs monothéistes y séjourneront à cause de leurs péchés, puis en sortiront par l’intercession des intercesseurs, et par la miséricorde du plus miséricordieux des miséricordieux. Et dans les deux « Sahihs » « Certes Allah تعالى a dit : « Par Ma Majesté et Ma puissance ! Je ferai sortir de l’Enfer celui qui a dit : « Il n’y a pas de divinité méritant l’adoration excepté Allah ». [ Rapporté par AI-Boukhari n°4476 et Mouslim n°326] Commentaire : L’auteur رحمه الله a rapporté un groupe de hadiths traitant des mérites de l’unicité, et du fait que les gens porteurs de cette unicité seront sauvés du Feu, ou qu’il sera interdit au Feu de les toucher, et qu’ils rentreront au paradis, sans être voilés de la vision d’Allah. J’ai ensuite mentionné que ces textes avaient de nombreux équivalents et qu’ils sont, avec les textes porteurs de menace, potentiellement porteurs d’ambiguïtés pour certaines personnes, ce qui a engendré la division. Par ces hadiths, les gens de l’Irjâ’ se sont égarés – que ce soit un Irja’ portant sur les bases de la croyance, dans la compréhension de la foi et de sa réalité, ou que cela soit une simple ambiguïté lancée par le diable pour attirer les désobéissants, même s’ils ne font pas partie ou s’affilient à la voie des Mourji’ah. De nombreux désobéissants parmi les gens de la Sounnah – parmi ceux qui ne prennent pas comme voie l’Irjâ’ dans le domaine de la foi – ont entendus ces hadiths et leurs âmes ont suivies le diable, en prenant le chemin du laxisme face aux péchés. Ils en ont finalement conclus que leurs péchés ne leurs portaient pas préjudice et que la part d’unicité qu’ils portent les empêcherait de se faire châtier, ou encore que cela serait une cause suffisante pour accéder au paradis. Ceci est une ignorance et une duperie face à la Miséricorde d’Allah et Son pardon. Ceci est une ignorance concernant le sens des textes évoquant la promesse. Et cette compréhension emmène à l’esprit tous les hadiths contenant : « Celui qui fait cela entrera au paradis » [ Rapporté par AI-Boukhari n°574 et Mouslim n°1470] et « Certes Allah a quatre vingt dix neuf Noms, cent moins un, celui qui les dénombre entre dans le paradis » [ Rapporté par AI-Boukhari n°2736 et Mouslim n°6986] ou encore : « Aucune femme d’entre vous ne présentera trois enfants à elle sans qu’une barrière soit interposée entre elle et le Feu » [ Rapporté par AI-Boukhari n°101 et Mouslim n°6868] à l’exemple de ce hadith : « Craignez le Feu, ne serait-ce que par la moitié d’une datte ». [ Rapporté par AI-Boukhari n°6023 et Mouslim n°2396] De cela, certaines personnes comprennent que de donner une certaine quantité de dattes en aumône est une préservation contre le Feu. Les Mourji’ah et certains ignorants pécheurs des gens de la Sounnah se sont égarés face à ces textes, de par ce que le diable les a dupés, et enjolivé à leurs yeux leurs bonnes actions accomplies, en leur faisant croire que cela les préserverait de la menace pesant sur eux suite aux péchés dans lesquelles ils sont tombés. De cette mauvaise compréhension, s’en est ajoutée une autre, qui fut de croire que prier la prière du vendredi est une expiation des péchés commis pour les dix prochains jours, comme cela est venu dans un hadith authentique [Rapporté par Mouslim dans son sahih n°857]. Toutefois, ceci n’est pas à prendre comme le penseraient certains parmi les ignorants : Que l’accomplissement de la prière du vendredi dispense de l’accomplissement des autres prières et des différentes obligations quotidiennes et hebdomadaires, et que cela impliquerait explicitement le pardon, tant qu’aucun grand péché ne serait commis. Certes, la compréhension correcte dont il faut faire preuve face à ce genre de textes est la suivante : Les hadiths promettant le pardon des péchés dès lors qu’une action pieuse est accomplie est, selon les gens de science, à considérer vis-à-vis des petits péchés, et ceci rejoint le sens exposé dans ce hadith : « Le jour du vendredi jusqu’au jour du vendredi, et le mois de ramadan jusqu’au mois de ramadan est une expiation des péchés se situant entre eux, tant que la personne évite les grands péchés ». [Rapporté par Mouslim dans son sahih n°574] Et dans un autre hadith : « …..Tant qu’il ne commet pas de grand péché ». [Rapporté par Mouslim dans son sahih n°565] Quant à celui qui pense que le simple fait qu’il préserve ses cinq prières quotidiennes et qu’il accomplit la ‘umra, tandis qu’il commet des grands péchés tels qu’il fornique, boive de l’alcool, pratique l’intérêt usuraire, et rompe les liens de parenté, et autres, sont une expiation de ces péchés, qu’il sache plutôt que ceci est une ruse du diable, et une ignorance et une tromperie vis-à-vis du pardon d’Allah et ceci est également une mauvaise compréhension de la parole d’Allah ﷻ et de celle de Son Messager ﷺ. Les hadiths porteurs de promesse ont été classés par l’auteur en deux catégories : La première : Ceux qui contiennent la promesse de rentrer au paradis, et que celui qui vient avec l’attestation de foi, prononcée avec véracité, sincérité et certitude entrera au paradis, ou n’en sera du moins pas privé. Il n’y a pas de souci à comprendre cela, car ils ne contiennent pas de négation comme quoi il ne serait pas éventuellement châtié pour ses péchés, ou châtié selon ce qu’Allah a décidé le concernant, puis qu’il sorte finalement du Feu, car ces hadiths contiennent uniquement la promesse de l’introduction au paradis. Les monothéistes donc, s’ils sont punis, auront toutefois pour destination, lieu de séjour et finalité le Paradis. Ces hadiths sont donc clairs et les Mourji’ah n’ont aucune emprise sur ceux-ci. Toutefois, ceux qui posent problème du fait qu’une ambiguité peut en émaner, ce sont les hadiths tels que : « Allah a interdit au Feu de toucher celui qui a dit : « Il n’y aucune divinité méritant l’adoration excepté Allah », ne recherchant par cette parole que le Visage d’Allah », ou d’autres, qui nieraient la notion du châtiment. Quant à ceux qui posent problème du fait qu’ils n’évoquent pas le châtiment, ou bien qui évoquent l’interdiction pour le Feu de les toucher, il faut alors savoir qu’Allah ne châtiera en effet personne, parmi ceux qui ne Lui ont rien associé, et que le droit des serviteurs sur Allah est qu’Il ne châtie pas celui qui ne Lui a rien associé. A ce sujet, les gens de la Sounnah disent que les gens ayant commis des grands péchés méritent le châtiment, en disant que ces hadiths en nient l’éternité : « Allah a interdit au Feu de toucher celui qui a dit : « Il n’y aucune divinité méritant l’adoration excepté Allah ». » C’est-à-dire : Il lui a interdit de le garder éternellement en lui. Ils ont aussi dit que celui-ci, le Feu éternel, était le Feu promis aux polythéistes. Le Feu a donc des degrés et des niveaux. Il existe donc un Feu préparé pour les mécréants, afin qu’ils y demeurent éternellement, et c’est justement ce Feu qu’Allah a interdit aux gens de l’unicité, en les en préservant. Quant au Feu préparé pour les pécheurs, il sera un Feu de purification, pas un Feu d’éternité. Il est important de différencier ceci dans ces hadiths. Ceci est la réponse à ce problème, car le mot « feu » englobe tous ces degrés. Comment alors pouvons-nous différencier ceci de cela, tandis que certains textes évoquent l’éternité : {Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment }[An-Nissa v.93].
Les piliers de l'adoration du coeur Shaykh 'Abdurrazzâq Al-Badr 22 Avril 2013
Certes, l'évocation d'Allah - 'azza wa jal - et se rapprocher de lui par ce qu'il aime parmi les actions et paroles vertueuses ne sont pas acceptées auprès d'Allah si ce n'est après que le serviteur se tienne sur trois piliers qui sont l'amour la peur et l'espoir.
Ces trois piliers sont les piliers de l'adoration du coeur qui, sans eux, aucune adoration n'est acceptée.
Allah - 'azza wa jal - est adoré avec amour, espérance de sa récompense et peur de son châtiment.
Allah - tabâraka wa ta'âlâ - a rassemblé ces trois piliers dans la sourate Al-Fâtihah, qui est la plus grande des sourates du Qurân. Dans sa parole « Toute la Louange revient de droit à Allah » [ Al-Fâtihah - v1 ] il s'y trouve l'amour, car Allah est celui qui accorde les bienfaits, et celui qui accorde les bienfaits est aimé en fonction de ce qu'il a accordé comme bienfaits.
Et aussi, car la louange (= Al-Hamd) c'est: l'éloge avec amour à celui qui reçoit les éloges.
Dans sa parole « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » [ Al-Fâtihah - v2 ] il s'y trouve l'espoir, donc le croyant aspire à la miséricorde d'Allah et désire ardemment l'acquérir.
Dans sa parole « Maître du Jour de la Rétribution » [ Al-Fâtihah - v3 ] il y a la peur, et le Jour de la Rétribution (Yawm Ad-Dîn) c'est le Jour des Comptes (Yawm Al-Hissâb).
Ensuite, il - ta'âlâ - dit « C'est Toi seul que nous adorons, et c'est Toi seul dont nous implorons l'aide. » [ Al-Fâtihah - v4 ] qui signifie: je t'adore Ô Seigneur par la cause des trois choses qui ont précédé: avec amour, espoir et peur. Ces trois choses sont donc les piliers de l'adoration sur lesquelles se dresse « C'est Toi seul que nous adorons, et c'est Toi seul dont nous implorons l'aide. » [ Al-Fâtihah - v4 ].
La parole « C'est Toi seul que nous adorons » n'est [concrétisé] qu'avec l'amour qui est indiqué dans la parole « Toute la Louange revient de droit à Allah » , l'espoir qui est indiqué par la parole « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » et la peur qui est indiqué avec la parole « Maître du Jour de la Rétribution ».
Allah a aussi réuni ces piliers dans sa parole « Ceux qu'ils invoquent, cherchent [eux-mêmes] , à qui mieux, le moyen de se rapprocher le plus de leur Seigneur. Ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment » [Al-Isrâ - v57] car la recherche de moyen est le fait de se rapprocher [d'Allah] par amour et par les actions qu'il aime.
Ensuite il a dit « Ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment », il y a évoqué l'amour, la peur et l'espoir. De même dans sa parole « Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. » [ Al-Anbiyâ - v90 ].
De ce fait, il incombe au serviteur de rassembler ces trois choses dans son adoration et son évocation d'Allah: l'amour, la peur et l'espoir.
Il ne lui est pas permis d'adorer Allah avec une seule d'entre elles en délaissant le reste, comme le fait d'adorer Allah avec l'amour seulement sans peur et espoir, ou qu'il adore Allah avec espoir seulement, ou avec peur seulement. Suite a ceci, certains parmis les gens de science ont dit:
« Quiconque adore Allah avec amour seulement est un hérétique (Zindîq),quiconque l'a adoré avec peur seulement est un harûrî (Takfîrî), et quiconque l'a adoré avec espoir seulement est un MurjÎ. Cependant celui qui l'adore avec amour, peur et crainte c'est un croyant qui unifie Allah ! » [Majmu' Fatâwâ - Ibn taymiyyah]
Le plus immense des ces trois piliers est l'amour. L'amour d'Allah - tabâraka wa ta'âlâ - est le fondement de la religion de l'Islam et l'axe autour duquel elle gravite.
L'amour occupe un rang honorable que se défie les concurrents. Elle est la provision du coeur, la nourriture de l'esprit, la consolation, l'esprit de la foi et des œuvres Quiconque ne l'a pas obtenu dans cette vie alors sa vie est entièrement malheur et affliction.
L'imam Ibn Al-Qayyim - rahimahullah - a cité de gigantesques causes qui engendre l'amour, il a dit:
« Les causes qui engendre l'amour sont au nombre de dix:
- La première: La lecture du Qurân avec méditation et la compréhension de ses sens et de ce qui est voulu (par ses sens).
- La deuxième: Le rapprochement envers Allah par les oeuvres surérogatoires après les obligatoires.
- La troisième: l'évocation (d'Allah) constante dans toutes les situations par la langue, le cœur, les actes et la manière d'être.
- La quatrième: La préférence pour ce qu'Allah aime face à ce que toi tu aimes, durant les moments de prééminence des passions.
- La cinquième: La lecture et l'observation avec le cœur de ses Noms et Attributs, et son changement dans ce jardin de connaissance.
- La sixième: L'observation de la bienveillance d'Allah, de sa bienfaisance et de ses bienfaits apparents ou cachés.
-
- La septième: Et elle est la plus étonnante, le brisement du cœur devant Allah.
- La huitième: La retraite durant la descente d'Allah, la lecture de Son livre, ensuite la clôture de ceci par la demande de pardon et le repentir.
- La neuvième: Les assises avec les véridiques bien-aimés, la récolte des bons fruits de leurs paroles et ne parle pas sauf si tu penses qu'il y a un intérêt dans la prise de parole, et que tu sais qu'il y a en elle un bénéfice pour ton état et un profit pour les autres.
- La dixième: L'éloignement de toutes causes qui va séparer ton cœur d'Allah. »
Ensuite il a dit « Parmis ces dix causes, il y a la liaison de celui qui aime vers l'amour. » [Madârij As-Sâlikîn]
Auteur: Ash-Shaykh 'Abdurrazzâq Al-Badr - « Fiqh Al-Ad'iyah wa Al-Adhkâr » - Dâr Kunûz Achbiliyâ - Tome 1 p.99
Traduction: Farîd ibn 'Abdillâh Al-Djazâ-irî
Source :
http://lamektaba.over-blog.com
Les conditions de laa ilaha illa Allah (nulle divinité n'est digne d'être adorée sauf Allah)
شروط ل إله إل ال
D'après Shaykh 'Abdel 'Azîz ibn Bâz
et Shaykh Mohammad ibn 'Abdel Wahhâb al Waçâby
traduit par 'Abd Al Qayyûm
https://ahloulhadith.typepad.com/ahloul/files/shuroot_2006.pdf
La première condition : العلم / La science
La science, qui est le contraire de l'ignorance, et c'est le fait de connaitre le sens de
laa ilaha illa Allah en sachant que cette parole repose sur 2 piliers : une négation
et une affirmation, la négation totale du droit à l'adoration pour toute chose de
manière générale et l'affirmation de ce droit à Allah Seul de manière exclusive.
Laa ilaha illa Allah signifie donc : nulle divinité n'est en vérité digne d'être adorée...
sauf Allah.
preuves du Qur'aan :
" Sache donc en vérité, qu’il n’y a point de divinité digne d'adoration sauf
Allah…"/ S47 V19
-l'imam al boukhâry a utilisé ce verset pour prouver que la science passe avant la parole et les actes.
"...à l’exception de ceux qui auront témoigné de la vérité en pleine connaissance
de cause" / S43 V86.
* Auront témoigné de la vérité c'est à dire laa ilaha illa Allah
* En pleine connaissance de cause c'est dire en sachant par le coeur ce que prononce
leur langue .
Preuves dans la Sounnah :
Le Hadith de ‘Othman (Qu’Allah l’agrée) qui dit : que Le Prophète(Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :
« Celui qui meurt tout en sachant qu’il n’existe pas de divinité digne d'adoration sauf
Allah, entrera au paradis »
Hadith authentique rapporté par Mouslim.
La deuxième condition : اليقين / La certitude
La certitude qui le contraire du doute et c'est le fait qu'une personne dise laa ilaha illa Allah en étant pleinement convaincu de tout ce qu'indique cette parole, son coeur doit être rempli d'une certitude qui ne laisse pas la moindre place au doute .
Car la foi ne se réalise que si elle repose sur la certitude et non sur les suppositions, et le doute n'est pas permis, toute personne qui dit laa ilaha illa Allah doit être pleinement convaincue qu'Allah est le Seul qui mérite l'adoration.
preuves du Qur'aan :
Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son Messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le sentier d’Allah. Ceux-là sont les véridiques" / S49 V15
la certitude c'est donc la foi en Allah et en Son messager sallahou 'alayhi wa salam sans le moindre doute car si une personne doute elle sera en fait parmi les hypocrites... ceux à propos desquels Allah nous dit :
Ne te demandent la permission (de ne pas participer au combat par leurs biens et leurs personnes) que ce qui ne croient pas en Allah ni au jour dernier, et dont les coeurs sont remplis de doute.Ils ne font qu'hésiter dans leur incertitude. / S9V45
Preuves dans la sunna:
Le hadith de Abou Hourayrah qui rapporte que le Prophête (paix et bénédictions d'Allah sur lui a dit) a dit :
Toute personne que tu rencontreras derrière ce mur, qui témoignera qu’il n’existe point de divinité digne d'adoration sauf Allah, le coeur rempli de certitude , annonce lui la bonne nouvelle du paradis .
Rapporté par Mouslim
Ainsi la certitude dans le fait qu'Allah est le Seul à mériter l'adoration est l'une des
conditions de l'entrée au paradis, et si cette condition disparait la promesse du paradis également.
La troisième condition : القبول / L'acceptation
L'acceptation de ce qu'implique cette parole par le coeur et avec la langue et ceci s'oppose au rejet, c'est à dire l'acceptation de ce qu'elle implique comme sincérité exclusive dans l'adoration d'Allah Seul, et dans le délaissement de l'adoration de tout ce qui est en dehors de Lui. Et c'est le fait de s'accrocher à cela tout en étant satisfait.
preuves du Qur'aan :
"Quand on leur disait : « Point de divinité à part Allah », ils se gonflaient d’orgueil, et disaient :
« Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ? »" / S37 V35-36
Preuves dans la sunna:
... Il y a trois catégories d’hommes : Ceux qui sont instruits dans la religion d’Allah et qui tirent bénéfices des choses pour lesquelles Allah m’a envoyé ; Ceux qui savent et qui enseignent ; et ceux qui ne daignent pas lever la tête et qui n’acceptent point la voie droite qu’Allah m’a envoyé leur transmettre.»
Rapporté par Al Boukhâry et Mouslim
La quatrième condition : النقياد / L'obéissance et la soumission à ce qu'implique cette parole
L'obéissance et la soumission à ce qu'implique cette parole et ceci s'oppose à l'abandon et au délaissement, et cette parole implique qu'on adore Allah Seul en se soumettant à Sa législation, en ayant pour croyance, pour dogme que la loi d'Allah est la vérité. Ainsi quiconque dis laa ilaha illa Allah mais n'adore pas Allah Seul et ne se soumet pas entièrement à la loi d'Allah et au contraire s'enorgueillit vis à vis de
tout cela, cette personne n'est pas musulmane tout comme iblîs (le diable) et ses semblables.
preuves du Qur'aan :
"Et quiconque se soumet entièrement à Allah, tout en étant bienfaisant, s’accroche réellement à l’anse la plus solide"/ S31 V22
"Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que ne vienne le châtiment et vous ne recevrez alors aucun secours" / S39 V54
"Qui est meilleur en religion que celui qui se soumet entièrement à Allah, en se conformant à la loi révélée et suivant la religion d'Abraham en pur monothéiste " /S4 V125
Preuves dans la sunna:
« N’est véritable croyant que celui qui met toute sa passion [dans les enseignements]
que j’ai apporté »
Rapporté par An Nassaa-i.
La chaine de transmission de ce hadith est discutable cependant, l'imam an Nawawy l'a considéré authentique, de
meme que Shaykh Hafizh Hakamy et l'imam Mohammad ibn 'abdel Wahhâb at tamîmy l'a également utilisé dans un de ses ouvrages.
La cinquième condition :الصدق / La véracité
La véracité qui est le contraire du mensonge, ainsi celui qui dit laa ilaha illa Allah doit être véridique dans cette parole, ce qu'il prononce par sa langue doit être similaire à ce qu'il a dans le coeur, ce que son coeur renferme doit correspondre à ce qu'il prononce par sa langue.
Et si ce qu'il prononce n'est pas similaire à ce qu'il a dans le coeur, si cette personne dit laa ilaha illa Allah sans y croire alors cette parole ne lui sera d'aucune utilité et il sera par cela mécréant de la même manière que les hypocrites.
preuves du Qur'aan :
"Alif Lam Mim, Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire : « Nous croyons ! » Sans les éprouver ? certes nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux ; [ainsi] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent "
S29 V1à 3
"Parmi les gens, il y a ceux qui disent : « Nous croyons en Allah et au jour dernier ! » Tandis qu’en fait ils n’y croient pas . Ils cherchent à tromper Allah et les croyants ; mais ils ne trompent qu’eux même, et ils ne s’en rendent pas compte. Il y a dans leur cœur une maladie et Allah leur ajoute une maladie et ilsauront un châtiment douloureux pour avoir menti. "/ S2 V8 à10
Preuves dans la sunna :
Il n’y a pas un individu qui témoigne qu’il n‘existe de divinité digne d'adoration sauf Allah et que Mouhammad est Son serviteur et Son envoyé, d’un cœur véridique, sans qu’il ne soit préservé du Feu .
Rapporté par Al Boukhâry
La sixième condition : الخلص / La sincèrité pure
La sincèrité pure s'oppose à toute forme de shirk ainsi qu'à l'hypocrisie.
C'est donc le fait de prononcer cette parole bénie en recherchant par cela l'agrément d'Allah uniquement.
Et al ikhlas c'est le fait que l'adorateur purifie ses actes d'adorations par une intention
protégée de toute trace de shirk.
preuves du Qur'aan :
"N’est-ce pas à Allah qu’appartient la religion pure…" / S39 V3
"Il ne leur a été ordonné cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte
exclusif…" / S98 V5
" Nous t'avons fait descendre le Livre en toute vérité. Adore donc Allah en Lui
vouant un culte exclusif ". / S39 V2
Preuves dans la sunna:
Celui qui méritera le plus mon intercession sera celui qui aura dit : « La ilaha illa Allah », avec une intention pure venant de son cœur .
Rapporté par Al Boukhary
Certes Allah a interdit le Feu à celui qui dit : « La ilaha illa Allah » en ne désirant par cela que la face d’Allah .
Rapporté par Al Boukhary
La septième condition : المحبة / L'amour
L'amour c'est le fait d'aimer cette parole sublîme et bénie de part ce qu'elle contient, et ce qu'elle implique.
Et c'est le fait d'aimer Allah le Tout Puissant, et les partisans de cette noble parole "laa ilaha illa Allah" ceux qui la mettent en pratique. Et c'est aussi détester tout ce qui va à l'encontre de cela, tout que s'y oppose.
Quant au fait de prononcer cette parole sans que cela s'accompagne de l'amour pour Allah, ceci entraîne automatiquement la mécréance, et la personne n'est pas rentrée dans l'islam tout comme les hypocrites.
Les partisans de laa ilaha illa Allah sont ceux qui aiment Allah d'un amour pur tandis que les partisans du shirk aiment Allah mais ils aiment avec lui d'autre que Lui et ceci va l'encontre de ce qu'implique cette parole : laa ilaha illa Allah.
preuves du Qur'aan :
"Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimants comme on aime Allah or les croyants sont les plus ardents dans l’amour d’Allah…" / S2 V165
"Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion…Allah va faire venir un peuple qu’Allah aime et qui aime Allah/ S5 V54
Preuves dans la sunna:
« Quiconque possède en lui ces trois choses gouttera à la saveur de la foi :
- Qu’Allah et Son Prophète lui soient plus chers que quiconque ;
- Que lorsqu’il aime une personne il ne l’aime que pour Allah ;
- Qu'il détesterait retourner à la mécréance alors qu’Allah l’en a sauvé, comme il
détesterait être jeté dans le Feu».
Rapporté par Mouslim
La huitième condition : بالطاغوت الكفر / Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors d'Allah
Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors d'Allah et la foi en Allah comme étant le
Seigneur, le Créateur et le seul qui mérite réellement l'adoration. Al koufr bi tâghôut signifie qu'on s'écarte et qu'on se préserve de l'adoration de tout autre qu'Allah, en étant convaincu que l'adoration de quoi que ce soit ou de qui que ce soit en dehors d'Allah est nulle et rejetée.
preuves du Qur'aan :
"Donc, quiconque mécroît au Tâghoût tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient" / S2 V256.
Preuves dans la sunna:
Quiconque atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah puis renie tout ce
qui est adoré en dehors d'Allah, ses biens, sa vie sont sacrés et son jugement
reviendra à Allah Seul
Rapporté par Mouslim
Laa ilaha illa Allah se compose d'une négation et d'une affirmation, laa ilaha (nul divinité) correspond à la négation de tout ce qui est adoré en dehors d'Allah, et illa Allah (sauf Allah) c'est l'affirmation que ce droit revient à Allah Seul Sans associé.
Sources :
Shaykh 'Abd Al 'Azîz ibn Bâz
Shaykh Mohammad ibn 'Abd Al Wahhâb Al Waçaby
(tiré d'une question posée à shaykh ibn bâz et du livre al Qawl al Moufeed fî adillati t-tawheed)
traduit par 'Abd Al Qayyûm
" Ô Allah pardonne nous et facilite nous l'apprentissage et la mise en pratique de tout ce qu'implique laa ilaha illa Allah , et que Tes prières et Tes salutations soient sur le prophète que tu nous a envoyé, sur sa famille et ses compagnons, et place nous parmi les partisans de laa ilaha illa Allah ceux que tu épargneras le jour du jugement, amîn "